Mouvement contre la réforme des retraites : « On espère le blocage de nombreux lycées »

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Mardi soir la CGT organisait à Marseille une descente aux flambeaux de la Canebière jusqu’au Vieux-Port. Une pré-mobilisation avant la journée de jeudi. Une vingtaine de lycéens et d’étudiants étaient présents. Jeunesse communiste, syndicats étudiants ou indépendants, la mobilisation des jeunes est attendue et pourrait comme en 1995 être un tournant de cette lutte.

William a 17 ans, il travaille depuis quelques mois et tient fermement ses flambeaux. Avant de se rendre à la manifestation jeudi, ce jeune militant de la CGT n’aurait raté ce rassemblement pour rien au monde. « C’est notre combat, c’est notre avenir », affirme-t-il avec conviction. « C’est important de se mobiliser pour conserver les droits pour lesquels nos grands-parents se sont battus. » Jeune travailleur, ce combat le concerne de près, il espère une grosse mobilisation de sa génération jeudi.

Sur la Canebière mardi soir, ils étaient une vingtaine, étudiants et lycéens, déjà mobilisés. La quasi-totalité des syndicats étudiants et lycéens ont appelé les jeunes à battre le pavé. « Ni 65 ans, ni 64 ans, ni 63 ans : notre avenir et nos retraites ne sont pas à marchander ! », écrit dans un communiqué l’association étudiante FAGE. Les syndicats lycéens, le Mouvement national lycéen (MNL), la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) et la Voix lycéenne (VL) appellent à bloquer leurs établissements.

Des blocages encore incertains

« On espère le blocage de nombreux lycées. Ce sera le cas pour le lycée Saint-Charles, en revanche pour les autres on ne sait pas si ça va prendre », confie Mickael, porte-parole de la jeunesse communiste. Son camarade, Arthur, est en classe préparatoire dans un lycée d’Aix-en-Provence. Il espère que le mouvement sera suivi. « Cette réforme des retraites va m’impacter moi aussi dans mon métier plus tard. Il ne faut pas oublier que la retraite c’est un quart de notre vie. Il faut que les lycées fassent des blocages pour ne pas montrer qu’il n’y a que les travailleurs qui sont concernés. Ce sont toutes les branches de la population. » Comme leur nombre, l’âge des manifestants est un indice de la mobilisation.

Auteur·trice
Lucie Glasson

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