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Petit-déjeuner solidaire : les enfants du Secours populaire se mobilisent

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Mercredi 25 novembre, les enfants du Secours populaire ont distribué le petit déjeuner aux SDF du centre-ville. Crédits: Emilie Méchenin

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Quand il n’y a pas école, les petits pères Noël verts du Secours Populaire entrent en action. Ils distribuent le petit-déjeuner aux SDF du centre-ville de Marseille, encadrés par « Tata Djaouida », responsable de l’antenne locale.

Tous les matins, Djaouida, responsable de l’antenne centre-ville du Secours populaire, distribue le petit-déjeuner aux sans-abris. Sur un coin de banc de la Canebière: un café, une viennoiserie, de quoi tenir jusqu’à midi. Les mercredis et les week-ends, les petites mains entrent en action. Les copains du monde, le mouvement d’enfants du Secours populaire, la rejoignent et s’occupent de la distribution.

Djaouida n’a jamais de problème pour trouver des volontaires. Ce sont même les enfants qui l’appellent directement pour savoir quand il y aura des actions de solidarité.
« Le plus compliqué c’est de réfréner leur ardeur, s’amuse la responsable. Ce sont des enfants : quand vous dites à un de venir, deux viennent, quand vous dites à deux, ce sont quatre! »

De 30 à 60 personnes aidées chaque matin

Alors, mercredi, ils étaient six enfants. Ils ont entre 8 et 10 ans et servent le petit-déjeuner dès neuf heures. « On fait plaisir aux gens et en retour on reçoit des merci, des sourires… raconte Hamza, 10 ans. Et ça, ça fait plaisir! » Bonnet vert enfoncé sur le crane, il est bénévole depuis trois ans

C’est une trentaine de personnes qui viennent prendre le petit-déjeuner chaque matin, chiffre qui double le week-end. Parmi eux, Bruno, sans domicile fixe, habitué du rendez-vous: « C’est très important de les voir le matin avec leurs sourires. Ça nous donne l’énergie de la journée! On commence bien et ça nous motive pour faire les démarches auprès des assistantes sociales, pour essayer de se sortir de la rue… »

Risques sanitaires, risques économiques

Au niveau national, le Secours populaire note que depuis le 17 mars: 45 % des personnes aidées viennent demander de l’aide pour la première fois. Avec la transformation de la crise sanitaire en crise économique, Djaouida et les enfants du Secours populaire vont avoir du travail.

Auteur·trice

Passée par La Provence, Le Progrès, Le Pays, Radio Scoop et Activ Radio.


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