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Aux Terrasses du Port, la mode éco-responsable ne convainc pas les petits budgets

La fast fashion comme H&M s'essaie aussi à la mode durable. Zoé Cottin

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Dans le centre commercial du 2ème arrondissement de Marseille, les boutiques de vêtements éco-responsables peinent à attirer les consommateurs à la recherche de petits prix.

Quand les portes automatiques s’ouvrent, les escalators vous emmènent en moins d’une minute au premier étage devant les vitrines de H&M, Zara ou encore Bershka. L’antre de la fast fashion vous ouvre ses portes. Aux Terrasses du Port à Marseille, les marques comme Zara, H&M, Pimkie, Bershka ou Stradivarius ont encore la vie belle. Et pour cause, ils sont nombreux et nombreuses à y faire leur shopping plusieurs fois par semaine.

Pourtant, ces marques dites de fast fashion sont décriées pour leur empreinte écologique catastrophique. Des collections de vêtements produites très vite, très souvent et pour pas cher, cela a pour résultat d’être l’une des industries les plus polluantes au monde représentant 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Des alternatives à cette surconsommation de la mode existent. Depuis une dizaines d’années, des marques éco responsables voient le jour avec comme crédo un processus de fabrication plus éthique. Utiliser des matières durables à faible impact sur l’environnement tel que le coton bio pour produire de façon raisonnée et éviter la surproduction. 

Une mode responsable, mais à quel prix ? 

Mais les prix pratiqués par ces marques sont loin d’être accessibles, ce qui freine les potentiels acheteurs qui aimeraient pourtant adopter une consommation durable. Chez l’enseigne durable Thinking Mu, un tee shirt blanc uni en coton bio est au prix de 60 euros, sur le site de Zara, un vêtement équivalent mais fabriqué en viscose coûte moins de 7 euros. Pour Niels et Cécilia, rencontrées au centre commercial, le calcul est vite fait. Malgré une envie de consommer de manière responsable, leur choix se tourneront vers le tee shirt en viscose.

De retour aux Terrasses, l’étage du dessus regroupe les boutiques de plus haut standing, tels que Maje, Printemps et la maroquinerie durable Incredible Range. Chez Printemps, les marques de chaussures Veja et Rombaut se positionnent comme éco-responsables. Mais au moment de prendre l’escalator, il faut avoir avoir rempli son porte monnaie pour pouvoir s’offrir les modèles affichés dans les vitrines. Comme symbole de ce désintérêt pour la mode durable, les boutiques de Printemps, elles, sont vides. 

Lire aussi : Quand la seconde main devient fast-fashion

Auteur·trice
Mathilde Duranton

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